Objets Connectés et l'Assurance. Comment vont-ils transformer le secteur ?

La motivation est évidemment stratégique et économique. Car plus l’assuré est en bonne santé, moins il coûte cher à son assurance. Pour inciter les assurés à mener une vie sans excès, rien de tel qu’un objet connecté, capable de transmettre en temps réel à son propriétaire ses données d’activité, telles que son rythme cardiaque, le nombre de calories brûlées ou encore les kilomètres parcourus.

« C’est une véritable “protection sociale co-active” qui pourrait émerger et qui reposerait sur une logique préventive plutôt que curative », analyse la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), dans une étude publiée l’année dernière. Reste encore à savoir si les assurés les moins vertueux pourraient être, d’une manière ou d’une autre, sanctionnés.

En avril dernier, John Hancock est devenu la première assurance américaine à faire varier le prix des primes de ses assurés en fonction de leur activité et de leur mode de vie. Le tout grâce à un bracelet connecté Fitbit, offert aux clients du nouveau programme « Vitality ». Les données transmises à l’assureur lui permettent de savoir quand et à quelle fréquence l’assuré fait du sport, va chez le médecin et s’il se préoccupe de la qualité de son alimentation ou non.

Les clients les plus sains gagnent des points, convertis en réductions sur leurs primes de risques, pouvant aller jusqu’à 15 %.

Pour les assurances, le risque d’uberisation est réel car les fabricants d’objets connectés récoltent beaucoup d’informations sur les usagers. Ils pourraient à leur tour être en capacité d’évaluer le risque en matière d’assurance », affirme M. Carbonelle.

 

 

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