Le désir de reconnaissance est un désir d'esclave. Nietzche

Le désir de reconnaissance est un désir d'esclave. NietzcheL Par Simone Manon

Lire cet article sur phillolog

 

 

LA SOLITUDE SALVATRICE - L’ELOGE DE LA FUITE

...."Mais quoi! Les autres ne sont-ils pas souvent aussi de terribles obstacles à notre existence, et à notre épanouissement. La rencontre n'est pas toujours heureuse et souvent, pour sauver nôtre projet, nôtre désir, nôtre conception de l'existence (pour nous « sauver ») il faut prendre la fuite se retirer du contact de ceux qui nous rendent d'étrangers à nous-mêmes.

La rencontre même quand elle est heureuse, peut être aliénante. Même dans le beau de l'amour on peut ressentir la présence de l'autre comme une dépossession de soi. Dans La place royale Corneille campe un amoureux qui ne supporte plus la dépendance affective et mentale corrélative de l'amour, il veut reprendre les commandes de sa pensée, de ses actes et de ses projets. Il veut briser les liens d'affection qui l’aliènent et le tiennent suspendu au moindre soupir de son aimée.

Spinoza comme penseur du « conatus » c'est-à-dire de l‘énergie et de l’appétit, souligne que l'homme comme tout vivant est animé du désir de persévérer dans l’être. Il y a forcément une concurrence entre ces multiples désirs individuels : les hommes ressemblent à des araignées enfermées dans un bocal et condamnées à se dévorer les unes les autres. Une vie réussie est une vie qui parvient à aménager les rencontres de façon à être toujours renforcée, enrichie, grandie par elles et jamais diminuée. Il faut savoir sélectionner les rencontres, il faut donc aussi parfois savoir s'en préserver ! Combien de créateurs furent des solitaires justement pour mener à terme leur désir de création...."

Lire cet article sur philolog

 

 

 

objet03

Connexion